Quelle est la différence entre la météo et le climat ?
La météo, c’est le temps qu’il fait aujourd’hui ou qu’il fera demain. Les conditions météo changent tous les jours comme nous le voyons dans le journal ou en regardant par la fenêtre. La température peut varier de plusieurs degrés tous les jours en plus ou en moins sans que cela pose le moindre problème (enfin, presque).
Le climat, c’est deux choses différentes, selon les personnes qui en parlent :
Le climat, pour les vacanciers et les manuels de géographie, ce sont les grandes caractéristiques des températures et des précipitations dans une région donnée, qui dépendent de la latitude, du relief environnant, de la proximité d’une mer, etc… Les touristes ayant déjà passé des vacances en Bretagne et sur la Côte d’Azur voient très bien la différence entre un climat océanique et un climat méditerranéen ! Ce n’est pas de ce climat là dont il est question ici.
Le climat, pour les météorologues, c’est encore autre chose : c’est la moyenne sur les 30 dernières années des températures et des précipitations d’une région et la fréquence des phénomènes extrêmes sur cette même période. Ainsi, une variation même forte des températures d’une année sur l’autre (par exemple, la canicule de l’été 2003) n’est pas en tant que tel un signe du réchauffement du climat car c’est un phénomène isolé. Quand on dit que la température en France a augmenté de 1°C depuis 1900, cela veut dire en gros que la moyenne des températures des 30 dernières années est supérieure de 1°C à la moyenne des 30 années allant de 1870 à 1900. L’étude du réchauffement climatique, c’est d’essayer de comprendre comment les données de la météo qui changent rapidement et en permanence en tous les points du globe sont également sujettes à des tendances lourdes qui en modifient leurs caractéristiques à long terme.
Vous ne parlez que du CO2. Et les autres gaz à effet de serre ?
C’est pour simplifier que nous ne parlons que du CO2. Il existe en effet d’autres gaz à effet de serre (le méthane (CH4), le protoxyde d’azote (N2O), les hydrofluorocarbures (HFC), l’hexafluorure de soufre (SF6),…), mais que l’on transforme dans les calculs en « équivalents de CO2 ». Ainsi, le méthane étant un gaz dont le pouvoir réchauffant pour l’atmosphère est 20 fois supérieur à celui du CO2, une tonne de méthane équivaut à 20 tonnes de CO2. Dans les calculs, on ne parle alors plus que « d’équivalent CO2 ». Pour simplifier encore, nous parlons sur ce site non pas « d’équivalent CO2 » mais de « CO2 ».
Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, aucun ! Un peu comme le cholestérol, il y a le « bon » et le « mauvais » ozone, mais ni l’un ni l’autre n’ont de rapport avec le réchauffement climatique.
Le « bon » ozone : c’est celui qui se situe dans la fameuse couche d’ozone (15km au dessus de nos têtes). Cette couche est permanente et nous protège des rayons ultraviolets agressifs venant du Soleil (heureusement qu’elle est là !). Le trou dans la couche d’ozone est dû aux CFC, des gaz chlorés qui étaient utilisés avant 1987 comme propulseurs de bombes aérosols et comme fluides réfrigérants. Depuis 1987, leur fabrication est quasiment arrêtée, mais tous ceux que nous avons déjà émis continuent à monter lentement dans la stratosphère et à y détruire l’ozone.
Le « mauvais » ozone : en été, par fortes chaleurs, on nous parle de pics de pollution, de pics d’ozone, qu’on essaie de limiter en limitant la vitesse sur les routes. Cet ozone est un polluant "secondaire", qui se forme sous l'effet du soleil entre plusieurs polluants principalement dégagés par les automobiles et les camions. Il est toxique et provoque chez les personnes sensibles une série de symptômes désagréables (irritations des yeux et de la gorge, maux de tête, essoufflements). Cet ozone là n’est pas permanent et il se décompose rapidement dès que les conditions météo changent au niveau du sol.
Les Nations unies ont missionné un groupe international de scientifiques (appelé le GIEC, ou IPCC en anglais) pour faire le point tous les 4 à 5 ans sur les connaissances scientifiques relatives au réchauffement climatique.
Dans leur dernier rapport datant de 2001, ces scientifiques indiquent :
Des observations :
« Le climat de la terre a évolué à l’échelle régionale et mondiale depuis l’époque préindustrielle »
« La majeure partie du réchauffement observé au cours des cinquante dernières années est due aux activités humaines »
« Les changements climatiques régionaux observés ont eu des incidences sur nombre de systèmes physiques et biologiques »
Des prévisions :
« Tous les scénarios […] prévoient une augmentation des concentrations de CO2 et une élévation de la température moyenne mondiale à la surface et du niveau de la mer au cours du 21ème siècle »
Pour plus d’information sur le réchauffement climatique, cliquez ici.
N’est-ce pas une façon de se donner bonne conscience à bon compte ?
Votre réaction est très fréquente. A notre avis, l'impression de se donner bonne conscience vient d'une part du fait que l'on ne peut pas traiter directement ses propres émissions et que l'on est donc obligé de diminuer d'autres émissions que les siennes, et d'autre part que ce traitement n'est pas une obligation. Avant la mise en place des mécanismes de compensation, on ne pouvait tout simplement rien faire quand on avait émis du CO2, à part en être désolé. Maintenant, on peut faire quelque chose. Cela devient donc une question de responsabilité.
Quand on fait tomber un papier par terre, est-ce se donner bonne conscience de le ramasser ? Quand on salit sa maison en rentrant avec des chaussures mouillées, est-ce se donner bonne conscience de nettoyer ? Quand on émet du CO2 qui pollue le climat, est-ce se donner bonne conscience que d'en compenser ses effets ? Nous pensons que c'est avant tout une question de responsabilité.
Mais en plus (et nous en parlons d'expérience), c'est vrai que ça donne bonne conscience, et ça fait du bien !
En fait, avant de se donner "bonne conscience", nous pensons que cela donne tout simplement "conscience". Avant la compensation, on pouvait émettre du CO2 sans le calculer, et surtout sans pouvoir rien faire. Maintenant, avec la compensation, on peut calculer ses émissions, et on est devant l'alternative : "je compense, ou je ne compense pas ?". Nous pensons ainsi que la compensation, qui met chacun d'entre nous devant sa responsabilité financière devant l'effet de serre, est un moyen de prendre conscience du problème (et en plus un moyen d'agir, même si c'est agir ailleurs que chez soi !!)
Est-ce que ce n'est pas reporter sa responsabilité vers d'autres ?
De notre point de vue, c'est, au contraire, assumer pleinement sa responsabilité.
La compensation est une façon de traiter nos "déchets de CO2".
Nous savons tous qu'en matière de déchets, le mieux à faire et de ne pas en produire. Certes, mais quand notre poubelle est pleine : que faire ?? En ce qui concerne le CO2, une fois qu'il est émis dans l'air, on ne peut pas le dépolluer, comme on pourrait le faire en traitant de l'eau polluée dans une station d'épuration, ou en recyclant/enfouissant/incinérant des déchets. Autrement dit, on ne peut pas vider la poubelle. La seule chose que l'on puisse faire, une fois que le CO2 est émis dans l'air, c'est donc non pas de dépolluer ce que l'on a émis (à l'inverse du cas de l'eau pour laquelle on peut faire fonctionner une station d'épuration, ou des déchets que l'on peut recycler (en tous cas pour certains), mais de faire en sorte d'éviter d'émettre ailleurs la même quantité de CO2 que ce celle que nous avons émis nous même (autrement dit de financer un projet réduisant ailleurs les émissions de CO2), pour qu'au final le bilan soit égal à zéro.
Certes, le mieux est évidemment de ne rien émettre. Mais c'est la même chose pour l'eau ou les déchets : le mieux est de ne pas salir l'eau ou de ne pas générer de déchets. Mais nous avons tous besoin de nous laver, et il est impossible dans l'état actuel de notre économie de n'acheter que des choses non emballées (et inusables). C'est la même chose pour le CO2 : si ma maison est équipée d'une chaudière à gaz et qu'il fait froid l'hiver, et bien j'allume la chaudière.
En l'occurrence, pour la compensation du CO2, il ne s'agit pas de reporter sa responsabilité sur d'autres, mais au contraire d'assumer pleinement ses responsabilités et de traiter ses propres déchets, même s'ils sont incolores, inodores et sans saveur comme le CO2.
Est-ce que cela ne va pas encourager les gens à polluer plus ?
Nous pensons réellement que non.
Tout d'abord, parce qu'aujourd'hui, à part certains industriels, personne n'a de contrainte pour émettre moins de CO2. D'ailleurs, les émissions des particuliers, des transports, du secteur tertiaire,... augmentent toutes. Et c'est bien le problème ! Aujourd'hui, personne n'a besoin de compenser ses émissions pour polluer : le droit à polluer est quasi universel (Voir notre FAQ à ce sujet).
Nous pensons qu'au contraire, compenser ses émissions va donner plus de conscience aux gens de leur pollution : en général, nous accordons tous plus de valeur à quelque chose que l'on paie qu'à quelque chose qui est gratuit. Pour la pollution climatique, nous pensons que c'est la même chose. Aujourd'hui elle est gratuite, et rien ne se passe. Si elle coûtait de l'argent, nous pensons que nous y ferions tous plus attention. De plus, nous pensons que la compensation, parce qu'elle est souvent affichée, rend visible la pollution, et expose celui ou celle qui compense. Et il est moins facile de polluer à découvert (ie : en compensant et en s'affichant comme tel) que caché (ie : sans compenser). Parce qu'elle expose, nous pensons que la compensation incite celui qui compense à réduire ses émissions.
Ceci dit, compenser ne réduit pas les émissions de celui qui compense, et ne l'empêche pas de polluer non plus. Cependant, nous pensons que ce n'est pas parce qu'on compense qu'on pollue plus : le doit à polluer étant quasi universel, celui qui veut polluer n'a pas besoin de compenser pour le faire.
Ainsi, en augmentant la conscience de la pollution, nous pensons que la compensation va encourager à polluer moins.
Au lieu de compenser ses émissions de CO2, ne vaudrait-il pas mieux les réduire,... et les réduire ?
Bien sûr, c'est mieux. Et d'ailleurs, nous vous y encourageons fortement !!
Mais pour les émissions qui restent : faut-il ne rien faire du tout ?
La compensation ne vient pas en substitution de la réduction des émissions, mais en complément.
Il vaut mieux ne pas salir son eau ; mais quand on a pris une douche, ne faut-il pas traiter l'eau sale quand même ? Il vaut mieux limiter ses déchets ; mais quand la poubelle est pleine, ne faut-il pas traiter les déchets quand même ? Nous pensons que c'est la même chose pour le CO2. Il vaut mieux réduire et réduire et réduire encore ses émissions ; mais pour ce qu'on a tout de même émis, ne faut-il pas tout de même faire quelque chose ?
En compensant ses émissions, on fait en sorte que la quantité de CO2 présente dans l'air sur la planète n'augmente pas (on a réduit ailleurs de la même quantité que ce qu'on a émis ici), alors que sinon le CO2 aurait augmenté ici sans avoir diminué ailleurs. C'est donc une façon de faire quelque chose d'efficace.
Est-ce que ce n'est pas une façon de permettre aux conducteurs de 4x4 de se dédouaner pour continuer à avoir le droit de polluer à bon compte ?
Votre réaction est très fréquente. Vous êtes sans doute en colère de voir circuler de gros véhicules inutilement polluants. Vous êtes sans doute aussi inquiet(e) devant les effets du réchauffement climatique, et impatient(e) de voir arriver une amélioration. Et vous avez besoin de justice, par rapport aux efforts que vous faites déjà et que vous aimeriez voir assumer par tous, et également besoin de soutien dans ces efforts.
C'est vrai qu'en théorie, la compensation peut permettre aux conducteurs de véhicules particulièrement polluants de se dédouaner.
Mais en réalité, dans les faits, ce n'est pas le cas. On observe que les gens qui compensent leurs émissions ne sont pas les possesseurs de 4x4 qui paieraient "uniquement" pour se dédouaner. Très peu de possesseurs de 4x4 ont d'ailleurs compensé à ce jour sur ce site. On observe au contraire que les gens qui compensent sont déjà des gens qui font des efforts pour limiter leur impact environnemental en général et leurs émissions de CO2 en particulier. Mais ils sont conscients que leurs efforts ne sont pas suffisant par rapport à la capacité de la planète de recycler les gaz à effet de serre dont ils sont responsables, et ils désirent aller plus loin en compensant ce qu'ils n'arrivent pas à réduire.
Accessoirement, on observe également que les gens qui compensent leurs émissions, et qui payent donc quelque chose, se mettent à devenir encore plus conscients de leur impact (ils nous le disent !). L'effet est donc diamétralement opposé au "dédouanement". C'est véritablement une responsabilisation accrue que l'on observe.
Nous espérons vous avoir rassuré(e).
Ceci dit, nous préférons qu'un conducteur de 4x4 compense ses émissions, plutôt que de ne rien faire du tout, même si nous préfèrerions qu'il fasse un autre choix de motorisation.
Réduire les émissions de CO2, ça ne devrait pas plutôt être à la charge des entreprises ou de l’Etat ?
Oui et non. Compte tenu de l’ampleur du chantier, tout le monde doit s’y mettre. D’ailleurs, les entreprises ont déjà bien commencé, puisque les émissions du secteur industriel sont les seules qui ont baissé depuis 1990 alors que toutes les émissions des particuliers ont augmenté (chauffage, transports,…). D’autre part, les entreprises et l’Etat suivent l’opinion publique plus qu’ils ne la précèdent : les entreprises adaptent leur comportement et leur offre à la demande des consommateurs, et les politiques adaptent leurs discours aux souhaits des électeurs. Ainsi, c’est d’abord l’implication de chacun d’entre nous qui fera bouger les entreprises et l’Etat, et non l’inverse.
De toute façon, les émissions de CO2, on ne peut pas les éviter
Ca dépend. La première chose à faire, c'est évidemment de ne pas prendre l'avion ou la voiture. Mais si on les prend tout de même (et d'ailleurs même si on prend le bus !), ou quand on chauffe sa maison ou son bureau, on ne peut pas éviter les émissions de CO2. C’est justement dans ce cas de figure que la compensation du CO2 prend tout son sens : elle permet de compenser l’impact d’une pollution que l’on a généré.
A quoi ça sert de ne compenser que quelques tonnes de CO2, compte tenu de l’ampleur du problème ?
Le problème du réchauffement climatique est un problème redoutable, à cause du fait qu’il n’est pas uniquement dû à quelques gros émetteurs de CO2 isolés, dont il suffirait de s’occuper pour régler le problème, mais au contraire qu’il est dû à de millions de petits émetteurs : 60% des émissions de gaz à effet de serre en France viennent des voitures (20%), du chauffage des maisons et des bureaux (20%) et de l’agriculture (20%).
La première des difficultés est donc la quantité d’acteurs responsables. La deuxième des difficultés est justement que les émissions individuelles de chacun d’entre nous sont effectivement très faibles par rapport au total, mais que si personne ne fait rien, alors le réchauffement ira en augmentant. La difficulté est de convaincre chacun de faire quelque chose, même s’il ne voit pas les autres agir tout de suite. C’est d’ailleurs pour donner à chacun d’entre nous un moyen simple, rapide et efficace de contribuer à limiter les émissions de gaz à effet de serre que nous avons créé Climat Mundi.
D'ailleurs, la compensation du CO2 se développe très rapidement dans tous les pays développés et de plus en plus de particuliers, d’entreprises, de collectivités commencent à utiliser la compensation pour réduire leur empreinte climatique, et être ainsi, comme disent les anglo-saxons, "carbon neutral".
De plus, en compensant vos émissions et en le faisant savoir, vous encouragez d’autres que vous à utiliser ce nouveau moyen de lutte contre le réchauffement climatique, et vous multipliez l’impact de votre action !
Est-ce que la compensation du CO2 suffit à résoudre le problème du réchauffement climatique ?
Non. Les meilleures émissions de CO2 étant celles que l’on ne fait pas, la première chose à faire, c’est de réduire ses émissions (en savoir plus). La compensation du CO2 n’intervient que lorsque toutes les voies de réductions directes des émissions ont été mises en œuvre, et à ce titre, n’est donc qu’une partie de la solution. C’est ce que les anglo-saxons appellent "the second best option". En revanche, pour compenser l’impact des émissions que l’on ne peut pas réduire du tout, ou pas tout de suite ou qui sont trop chères à réduire, c’est une très bonne solution (et c'est d'ailleurs la seule !).
Tous les spécialistes s'accordent à dire que pour vaincre le réchauffement climatique, il n'y a pas de recette miracle, mais un ensemble de mesures complémentaires les unes des autres. La compensation en fait partie.
N'est-ce pas perdre du temps que de compenser face au changement climatique ?
Nous interprétons votre question comme de l'impatience que les choses n'aillent pas plus vite. Nous partageons votre impatience. Et justement nous pensons que proposer de la compensation d'émissions de CO2 d'une façon volontaire, c'est une façon de sensibiliser les esprits au fait que les émissions de CO2 ont un coût et qu'il faudra bien un jour le payer. La compensation volontaire existe en Angleterre depuis quelques années, et les Anglais commencent maintenant à réfléchir à des quotas de CO2 individuels. Nous ne sommes pas sûrs que cette idée aurait pu être abordée d'entrée de jeu sans l'expérience de quelques années de compensation volontaire, et la constatation de la diffusion rapide de la démarche.
Le protocole de Kyoto a mis en place des acteurs obligés. La compensation s’adresse en revanche à des acteurs volontaires.
Explications :
Le protocole de Kyoto a définit des obligations de réduction de gaz à effet de serre (principalement le CO2) pour 53 Etats industrialisés.
La majorité des Etats (dont la France) ont ensuite transféré une partie de leurs obligations à un certain nombre de gros émetteurs (centrales thermiques, raffineries, cimenteries, centrales de chauffage urbain,…) a qui ils ont fixé des quantités maximales annuelles d’émissions de CO2 (appelées « quotas de CO2 », ou parfois, improprement, « droits à polluer »). En France, ces gros émetteurs sont au nombre de 1.140. Si, en fin d’année, un gros émetteur a émis plus de CO2 que ce à quoi il avait droit, il a deux solutions : soit il achète des quotas à un autre gros émetteur qui, lui, aura émis moins de CO2 que ce à quoi il avait droit (c’est ce qu’on appelle le marché du CO2), soit il achète des économies de CO2 à quelqu’un qui a réalisé, quelque part dans le monde, un projet qui y a réduit les émissions de CO2. Les économies de CO2 sont donc vendues à un acteur qui les achète par obligation, autrement dit à un acteur « obligé ».
La compensation du CO2, en revanche, est un acte volontaire. C’est un acte par lequel une entreprise, une collectivité locale, un particulier ou tout autre type d’acteur à qui l’Etat n’a fixé aucune obligation, va volontairement, acheter des réductions de CO2 pour compenser les émissions de CO2 dont il est responsable.
Non. Nous n’aimons pas le terme de droit à polluer car il est péjoratif et prête à confusion.
Aujourd’hui, en ce qui concerne le CO2 et les autres gaz à effet de serre, sans que nous en ayons vraiment conscience, nous avons tous « le droit » de polluer : personne ne nous interdit de prendre notre voiture, de choisir un moteur puissant, d’acheter une voiture climatisée, de partir en voyage au bout du monde, de manger des fraises en hiver ou de chauffer notre logement ou nos bureaux à 25°C. D’ailleurs, nous faisons collectivement un large usage de ce droit, puisque les émissions diffuses liées au transport, au logement ou aux bureaux et à l’agriculture sont celles qui ont le plus progressé depuis 1990 !
Les quotas de CO2 qui ont été imposés aux gros émetteurs de CO2 (voir FAQ précédente) et qui sont parfois appelés « droits à polluer », ont en réalité la fonction de limiter ces droits et non pas de les leur accorder ! Il est parfois présenté comme immoral le fait d’accorder à des industriels le droit de polluer. Il nous semble au contraire très moral de leur imposer de limiter leur pollution !
La compensation des émissions de CO2 n’est donc pas non plus un droit à polluer (ce droit, comme indiqué plus haut, nous l’avons déjà !). C’est un moyen de compenser la pollution que nous avons générée en payant quelqu’un pour qu’il réduise chez lui la même quantité d’émissions que celle que nous avons émise chez nous.
Non. Faire un don, c’est faire un geste désintéressé pour une cause dont on n’est pas responsable. Quand vous compensez vos émissions de CO2, vous assumez votre responsabilité et payez quelqu'un pour qu'il réduise ailleurs que chez vous le CO2 que vous même avez contribué à émettre chez vous. Ce n’est pas parce que c’est un achat volontaire que c’est un don.
C'est d'ailleurs ce qu'indique le Journal officiel de la République française dans une réponse ministérielle à une question parlementaire : "Les personnes physiques et les personnes morales ne bénéficient
d'aucune réduction d'impôt au titre des versements effectués en
contrepartie du service de compensation de gaz à effet de serre." (JO du 5 août 2008, édition des questions de l'Assemblée nationale, page 6784).
Ainsi, les déductions fiscales parfois proposées en contrepartie d'une compensation sont en infraction avec le Livre des procédures fiscales et le Code général des impôts.
La méthodologie retenue est celle du Bilan Carbone de l’Ademe. Les émissions sont calculées en multipliant un facteur d’émission par une donnée. Ces facteurs d’émissions sont soit directement issus de l’outil Bilan Carbone, soit modélisés pour les besoins du calculateur.
Ce calculateur donne deux niveaux de réponses possibles : si vous ne connaissez pas tous les éléments relatifs à votre conférence, le calculateur prend le relai en modélisant des données « probables », en fonction des données que vous saisirez : nombre de jours, nombre de participants, surface des locaux,etc…
1. Modélisation du transport principal, jusqu’au lieu de la conférence
Transport régional : les habitudes de déplacement ne sont pas les mêmes en Ile-de-France et en Bretagne ! En effet, l’accessibilité des transports en commun est très souvent proportionnelle à la densité de la population. De ce fait, le calculateur distingue trois types de départements (basés sur l’utilitaire de l’Ademe « fret routier »:
Typologie A : forte densité
Typologie B : densité moyenne
Typologie C : faible densité
Les distances moyennes et les différents modes de transport sont issus du couplage de l’enquête globale des transports en Île-de-France (déplacements professionnels) et de l’utilitaire « fret routier » de l’Ademe.
Transport national : le calculateur distingue trois types de participants :
En région : la modélisation ci-dessus est reprise.
Hors région : la modélisation se base sur l’enquête « Les voyages à longue distance des Français en 2005 » de SESP Infos rapides (Ministère des transports, de l’équipement, du tourisme et de la mer). Elle distingue par conséquent deux types de déplacements : si au moins une nuitée est prévue, les déplacements seront statistiquement plus longs. La distance moyenne en avion a été corrigée puisque cette enquête ne se limite pas aux destinations en France métropolitaine. Elle est évaluée à partir des 16 lignes les plus fréquentées en France (source : DGAC).
DOM-TOM : le nombre de participants des DOM-TOM est évalué selon la démographie. La distance moyenne est évaluée sur les distances Paris <-> Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, La Réunion.
Transport international : les distances moyennes par continent sont calculées à partir des distances à Paris de plus de 135 capitales, pondérées par les populations. Les modélisations ci-dessus sont reprises pour les visiteurs d’origine métropolitaine.
2. Energie
La surface renseignée permet de déduire la consommation en électricité spécifique (éclairage, alimentation des ordinateurs, climatisation, etc…) et la consommation pour le chauffage. La saison influe également sur ces paramètres.
3. Hébergement
Les émissions liées aux nuitées en hôtels ont été calculées à partir des cas d'école "hôtel 1 étoile" et "hôtel 2 étoiles" présentés lors de la formation Bilan Carbone de l’Ademe. Ces émissions ont ensuite été extrapolées aux classes supérieure au moyen des informations publiées dans le rapport annuel 2003 du groupe Accor.
4. Restauration
Les émissions liées à la restauration ont été calculées de la manière suivante :
Des menus type pour chaque type de restauration (Base : 1474 adultes - SourceAFSSA/CRÉDOC/DGAL, Enquête INCA 1999.). Les facteurs d’émission sont ceux de l’outil Bilan Carbone de l’Ademe, que nous avons majorés pour tenir compte des émissions indirectes suivantes (environ 20%) : fabrication des engrais, transport routier des marchandises, transport routier des personnes, fabrication des camions et raffinage du gasoil, chauffage des magasins alimentaires (20% du total), usages "alimentaires" de l'électricité, fabrication des emballages, gestion de fin de vie des emballages, émissions de méthane des déchets alimentaires, total des émissions rattachées à l'alimentation.
5. Fournitures,impressions, décorations et cadeaux
Le nombre de feuilles de papier utilisées est traduit en émissions de gaz à effet de serre au moyen du facteur d’émission du Bilan Carbone de l’Ademe.
Les émissions liées à la culture des fleurs sont estimées à partir de l’étude de Cornelis Richard, « Analysis of the energy requirement for household consumption ».
Les émissions liées à la fabrication de la mallette (poids : 500g) et des cadeaux (50g et 500g) sont estimées à partir des facteurs d’émissions de l’outil Bilan Carbone sur un mix de carton, plastiques, et métaux tels que l’aluminium.
Les émissions liées à la documentation et aux journaux sont basées sur les émissions d’un document de 50 pages, au format A4, imprimé recto/verso.
Comment sont calculées les émissions de CO2 des avions ?
Les émissions de CO2 des avions et leur impact sur l’atmosphère dépendent de nombreux paramètres. Les principaux sont :
La consommation de carburant. Elle est liée à :
L’avion lui-même : chaque avion a ses propres caractéristiques : consommation de carburant, nombre de sièges, place dévolue aux sièges des classes affaire et 1ère classe (qui prennent plus de place que les sièges de la classe économique et permettent donc de mettre moins de passagers dans un même avion)
Le taux de remplissage : si un avion est complètement rempli, les émissions par passager sont moindre que si l’avion est au trois quart vide
Le fret : les avions emportent toujours avec eux une part de fret, qui pèse plus ou moins lourd
Le temps d’attente au dessus des aéroports pour pouvoir décoller ou surtout atterrir (l’avion fait alors des boucles dans le ciel et consomme du carburant), la fixation des routes aériennes et les règles de contrôle aérien au dessus de chaque aéroport. Ces paramètres peuvent influer de 6 à 12% sur la consommation par voyage.
Le vent : les vols transatlantiques allant vers l’ouest volent contre les vents dominants et consomment plus de carburant que ceux qui vont vers l’est
Le type de vol : le décollage et l’atterrissage consomment proportionnellement plus de carburant. Les courts courriers consomment donc proportionnellement plus de carburant par km que les longs courriers
L’impact sur l’atmosphère des gaz à effet de serre produits par la combustion du kérosène, et d’autres effets :
Certains gaz réagissent différemment avec l’atmosphère selon la hauteur du vol. Ainsi, les oxydes d’azote (NOx) produits par les avions perturbent différemment la chimie de l’ozone (qui est lui-même un gaz à effet de serre) selon qu’ils sont émis en basse ou en haute altitude. Ils diminuent également la concentration en méthane, ce qui a pour effet de diminuer le réchauffement
Certains gaz se diffusent rapidement dans l’atmosphère, alors que d’autres restent concentrés sur l’itinéraire de l’avion. Ceci provoque un impact local différent selon que l’on est dans une zone très fréquentée (l’hémisphère nord) ou non.
Les avions produisent des traînées de condensation (les traînées blanches des avions en haute altitude) qui augmentent la formation des cirrus et contribuent à réchauffer la surface de la Terre
Tous ces effets reviennent à multiplier par 2 l’impact du seul CO2 émis par les avions.
Pour calculer les émissions par passager de chaque vol, il faudrait donc connaître pour chaque trajet le type d’avion, son taux de remplissage, le poids du fret, la durée d’attente de l’avion sur l’aéroport de départ et au survol de l’aéroport d’arrivée, etc,… Ce n’est pas possible sur un site comme celui-ci. Parmi les différentes méthodes possibles, nous avons choisi d’utiliser les moyennes retenues par l’Ademe dans sa méthode de comptabilisation des gaz à effet de serre : le Bilan Carbone. Lien vers le Bilan Carbone de l'Ademe.
les émissions liées à la construction de la voiture
les émissions liées au raffinage et au transport du carburant vers la pompe à essence
les émissions liées à la combustion du carburant dans le moteur de la voiture
Ces émissions sont supérieures d’environ 50% aux émissions constructeur :
18% provient de la prise en compte des émissions liées à la construction de la voiture ;
15% provient de la prise en compte des émissions liées au raffinage et au transport du carburant ;
17% provient de la prise en compte des consommations réelles et non des consommations UTAC (celles-ci ne tiennent pas compte des démarrages à froid, de la climatisation, des accélérations réelles, des embouteillages, etc… )
Pourquoi le CO2 émis pèse-t-il plus lourd que l'essence que je mets dans mon réservoir ?
Cela peut paraître en effet étrange que quand on met 50 litres d'essence dans son réservoir (c'est-à-dire 37 kg), le calculateur indique que l'on émet à peu près 170 kg de CO2, soit BIEN PLUS !!
La première raison est que les émissions de CO2 indiquées par le calculateur incluent non seulement celles qui sont émises quand l'essence est brûlée (121 kg de CO2 dans cet exemple), mais également celles qui sont émises lors de l'extraction du pétrole, du raffinage de l'essence et de son transport vers la pompe à essence (21 kg de CO2 dans cet exemple) et celles qui sont émises lors de la fabrication de la voiture (25 kg de CO2).
Ceci dit, les 121 kg de CO2 émis par la seule combustion de l'essence pèsent encore BIEN PLUS que les 37 kg d'essence, alors pourquoi ? Et bien parce que dans le moteur, l'essence se combine en brûlant avec l'oxygène de l'air. Et pour faire du CO2, chaque atome de carbone (C) de l'essence s'allie justement deux atomes de l'oxygène de l'air (O), qui sont en plus chacune 30% plus lourdes que lui. Il est donc normal que le CO2 émis quand on a vidé toute l'essence de son réservoir pèse environ 3 fois plus lourd que le contenu initial du réservoir !
Comment sont calculées les émissions de CO2 de la maison ?
Les données des émissions de CO2 par logement, par énergie, par m2, par structure de l’habitat (ancien / récent) et usage sont issues de l’Ademe et du CEREN (Centre d'études et de recherches économiques sur l'énergie).
Comment sont calculées les émissions des packs individuels ?
Les packs sont calculés sur une base de 9 tonnes de CO2 par personne et par an. Ce chiffre correspond aux émissions françaises de tous les gaz à effet de serre (CO2, CH4, N20, HFC, PFC, SF6) exprimées en équivalents CO2 et divisées par la population française.
Nous avons fait le choix de prendre en compte tous les gaz à effet de serre et pas seulement le CO2, car notre vie de tous les jours contribue également à leur émission : le CH4 est émis par l’élevage (la viande que nous trouvons dans nos assiettes) et les décharges ; le N2O provient de l’usage des engrais (les céréales et les légumes que nous trouvons également dans nos assiettes) ; les HFC sont rejetés par nos vieux frigidaires, …
NB : On trouve parfois dans les journaux le chiffre de 6,7 tonnes de CO2 par personne et par an en France. Ce chiffre ne prend en compte que le CO2, mais pas les émissions des autres gaz.
Comment puis-je être sûr que mon argent est bien investi dans les projets ?
Nous faisons auditer notre registre des compensations tous les ans par
Bureau Veritas Certification. Le but de l'audit est de certifier à nos
clients que la quantité de crédits carbone que nous avons achetés
correspond à la quantité de tonnes de CO2 que nos clients ont compensé. L'attestation de conformité est visible sur le
site.
Est-ce que je dois faire des travaux dans ma voiture, dans mon domicile ou dans mes bureaux ?
Non. C’est justement tout l’intérêt de la compensation du CO2. La mise en œuvre se fait ailleurs que chez vous. Vous n’avez pas à modifier votre voiture ou à faire de travaux chez vous.
Pour le moment non. Il ne vous est donc pas possible de sélectionner les projets que vous souhaitez financer, comme il ne nous est pas possible de vous dire auquel de nos projets sera concrètement affecté votre compensation. Nous étudierons la mise en place de cette option si nous voyons que cela correspond à une demande importante de nos clients. En revanche, si, pour votre entreprise, vous souhaitez compenser une quantité importante d’émissions de CO2, nous pouvons étudier votre cas particulier. Le mieux est alors de nous en parler.
Pourquoi est-ce que vous ne financez pas de plantations d’arbres ?
Nous avons décidé d’écarter pour le moment ce type de projets pour plusieurs raisons. La première est que, malgré le côté sympathique ou émotionnel de ces projets, leur faible coût et tous les autres bénéfices pour les communautés liés aux espaces naturels, planter des arbres nous semble une « fausse bonne solution » en matière de compensation du CO2.
Pour des raisons techniques d’abord : en effet, les arbres stockent le CO2 lors de leur croissance, mais ils le libèrent après leur mort en se décomposant ou quand ils brûlent lors des incendies. Ainsi, il est difficile d’être complètement sûr que le CO2 stocké ne se déstockera pas un jour. Il faut également s’assurer que la forêt plantée sera correctement gérée et conservée pendant au moins 100 ans, ce qui nous semble un délai de garantie trop long pour pouvoir nous engager. De plus, quand les plantations se font dans les pays en voie de développement, il faut également s’assurer que les anciens propriétaires des terrains que l’on a achetés pour planter les arbres n’iront pas s’installer ailleurs en déforestant une parcelle équivalente. Cela également, nous ne pouvons le garantir.
Pour des raisons scientifiques ensuite : la connaissance du cycle du CO2 dans la biomasse n’est pas encore complète. Ainsi, il n’est pas possible de savoir si les forêts ne deviendront pas à terme des émetteurs nets de CO2 en cas de stress climatique, comme ça a été le cas par exemple lors de la sécheresse de 2003. Ainsi, dans ce cas, non seulement les arbres ne stockeraient pas de CO2, mais ils pourraient contribuer à en émettre. De même, selon l’endroit où les arbres sont plantés, la couverture végétale peut modifier l’indice de réflexion du sol (l’albédo), et diminuer la quantité de rayonnement solaire renvoyé dans l’espace, contribuant ainsi à augmenter le réchauffement. C’est entre autre pour ces différentes raisons que les projets liés à l’agriculture et à la forêt sont sujets à de nombreuses controverses scientifiques et ne font pas l’unanimité parmi les organismes des Nations unies chargés d’étudier ces projets.
Pour des raisons « de fond », enfin : nous pensons que la solution au problème du changement climatique ne viendra que d’un changement de nos comportements et de nos modes de vie. Nous pensons que planter des arbres n’est pas une solution tant que l’on n’a pas d’abord modifié notre dépendance aux énergies fossiles. Nous préférons promouvoir la sobriété énergétique (consommer moins d’énergie), l’efficacité énergétique (produire la même quantité d’énergie avec moins de combustibles) et les énergies renouvelables. Dans cette optique, nous pensons que planter des arbres pour compenser du CO2 nous détourne de la recherche des solutions durables.
Ainsi, nous préférons financer des projets qui permettent non pas de stocker, mais véritablement de supprimer des émissions de gaz à effet de serre. Avec les projets d’énergies renouvelables, d’économies d’énergie, ou encore de captage et destruction du méthane que nous finançons, les gaz à effet de serre ne seront tout simplement pas émis ou seront détruits, et nous sommes sûrs du résultat à long terme.
Pour dissiper les derniers doutes qu’il pourrait y avoir sur notre démarche, nous ne disons absolument pas qu’il ne faut pas planter d’arbres ! Nous sommes persuadés que les forêts sont une source indispensable de biodiversité, qu’elles apportent des bénéfices environnementaux énormes à tous et en particulier aux petites communautés, et qu’il faut combattre la déforestation en replantant (nous disons aussi qu’il vaudrait mieux ne pas déforester du tout !). Nous disons simplement que nous ne voulons pas proposer cette solution dans le cadre de projets de compensation du CO2. C’est très différent !
Pour le moment non. En effet, la majeure partie de l’électricité française est d’origine nucléaire, qui est une technique qui n’émet pas de CO2 (c’est d’ailleurs un avantage que tout le monde lui reconnaît !). Ainsi, une installation solaire ou éolienne en France ne permet d’économiser que peu de CO2, à l’inverse d’une installation dans d’autres pays où l’électricité est majoritairement produite dans des centrales au charbon (Allemagne, Australie, Chine, Danemark, Inde,…). En revanche, d’autres types de projets que les projets solaires ou éoliens seraient possibles pour économiser autant de CO2 que s’ils étaient faits à l’étranger, et nous espérons pouvoir en proposer à l’avenir à nos clients.
Nous sommes une entreprise. Nous avons choisi ce statut pour plusieurs raisons.
Tout d’abord parce que nous voulons proposer à d’autres entreprises de compenser leurs émissions de CO2, et nous pensons qu’il est plus facile culturellement pour une entreprise de travailler avec une autre entreprise qu’avec une association. Nous pensons donc que ce statut favorisera l’essor de la compensation du CO2. Nous pensons aussi que, pour se développer, nous aurons un jour besoin de financement, et que nous aurons plus facilement accès à des financements si nous sommes une entreprise qu’une association. Enfin, nous pensons réellement que ce que nous proposons (calculer les émissions, identifier et sélectionner les projets, leur apporter des financements, mutualiser les compensations venant d'un grand nombre de personnes…) est un service que nous apportons à celui ou celle qui y fait appel (il lui permet de « dépolluer » le CO2 qu’il ou elle a contribué à émettre) et il ne nous semblait pas naturel de vivre de dons comme une association.
Nous souhaitons pouvoir vivre de notre activité et la développer. Ainsi, le prix de la compensation que nous proposons sur ce site permet d'acheter des crédits carbone et comprend également une marge qui nous permet de payer les salaires et les frais fixes (identification et sélection de nouveaux projets, vérifications des réductions de CO2, fonctionnement du site Internet, et les démarches qui nous permettent de trouver de nouveaux clients et de développer la compensation du CO2). Dans le cadre d'une gestion saine et prudente, toute structure, qu'elle soit association ou PME, doit avoir des recettes supérieures à ses dépenses. C'est aussi notre cas : nous intégrons également une part de réserves qui nous permet de faire face aux aléas, et d’assurer la viabilité et la pérennité de l’entreprise.
Mundus, en latin, c’est le monde, l'univers, la terre habitée, les nations, les gens. Pour nous, Climat Mundi c’est le climat du monde dans son ensemble, mais c’est aussi le climat des gens, celui que chacun d’entre nous vit au quotidien ou celui que chacun transmettra à ses enfants. Pour nous, ce nom éclaire le fait que le climat de la Terre dans sa globalité, c’est aussi le nôtre individuellement puisque c’est celui dans lequel nous vivons. Et prendre soin du climat, c’est prendre soin de la planète, mais c’est aussi prendre de soin de nous, et prendre soin des autres. Et puis nous aimions bien la sonorité de Mundi, que nous trouvions éclatante et optimiste, et ça nous plaisait bien !
Glossaire
GIEC : Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat IPCC : International Panel on Climate Change Dernier rapport du GIEC : Changements climatiques 2001 – Rapport de synthèse – Résumé à l’attention des décideurs Protocole de Kyoto : Protocole international par lequel les états signataires s’engagent à limiter ou réduire leurs émissions de CO2. Le protocole met également en place des mécanismes de projets dans lesquels les Etats, pour atteindre leur objectif, peuvent réduire les émissions dans d’autres pays que le leur.