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LES BREVES DU CLIMAT

MERCREDI 9 NOVEMBRE 2016 : Avis de tempête sur le climat mondial

Les électeurs de la première puissance économique mondiale, donc premiers émetteurs de gaz à effet de serre, ont fait le choix ce jour du déni de la réalité, du repli identitaire et du « avant c’était mieux ».

Trump l’avait promis : il remettrait en question la ratification de l’accord de Paris sur le climat. Le fera-t’il ? Reviendrons-nous à l’époque que nous pensions révolue du « le niveau de vie des américains n’est pas négociable » ?

Quand le rêve américain devient cauchemar …

 

LUNDI 7 NOVEMBRE 2016 : La COP22 s'ouvre à Marrakech.

D'une COP à l'autre, l'enjeu climatique reste le même : tenter d'enrayer la hausse de température moyenne de la planète à +2°C par rapport au début de l'ère industrielle.

Des signaux encourageants : depuis l'accord de Paris adopté le 12 décembre 2015, les pays ont ratifié le texte à une vitesse record signifiant la nette progression de la conscience des dirigeants politiques mondiaux. Le texte est donc entré en vigueur le 4 novembre 2016, un mois après le double seuil de ratification atteint : 55 pays représentant 55% des émissions de gaz à effet de serre mondiales.

Mais là où le bât blesse, c'est que l'accord de Paris manque sérieusement d'objectifs chiffrés à long terme même si chaque pays a déposé sa "feuille de route" de réduction de ses émissions : les fameux NDC (pour Nationally Determined Contibutions). Les 189 contributions nationales reçues ne permettent pas d'atteindre l'objectif de l'accord de Paris !

Il appartient donc désormais aux délégations réunies à Marrakech pour les 10 prochains jours de préciser les règles et les calendriers de mise en oeuvre de ses engagements nationaux et d'un certain nombre d'initiatives et dispositifs collectifs : l'alliance solaire internationale, l'initiative africaine pour les énergies renouvelables, la mission innovation, la coalition pour le prix du carbone ...

Autre sujet important à l'agenda de la COP22 : la question cruciale du financement. Dès 2009, les pays industrialisés avaient proposé de mobiliser 100 Milliards de $ par an d'ici 2020 pour financer des projets dans les pays du Sud. A l'heure actuelle, nous sommes loin du compte !

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