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CRITERES DE SELECTION

Pour sélectionner nos projets, nous leur appliquons une grille de critères stricts qui garantissent que les réductions d’émission de CO2 qu’ils produisent sont additionnelles, représentent des réductions d’émission quantifiables et permanentes, et ne génèrent pas de fuites.

Additionnalité

Un projet est additionnel s’il n’a pu se réaliser que grâce au financement apporté par la vente des réductions d’émission qu’il génère. Ainsi, quand vous achetez des réductions de CO2 provenant d’un projet additionnel, vous permettez véritablement au projet de se réaliser. Par exemple, si la vente d’électricité au réseau d’une ferme éolienne suffit à rentabiliser celle-ci, la ferme n’est pas considérée comme additionnelle et les réductions d’émissions qu’elle génère ne peuvent pas être prises en compte pour compenser vos émissions de CO2.

L’additionalité peut être assurée de différentes manières, par exemple en montrant que le projet n’aurait pas été rentable ou pas suffisamment rentable en l’absence de la vente des réductions de CO2, ou que la technologie nécessaire n’existe pas encore dans le pays dans lequel le projet est réalisé.

Permanence

Les réductions d’émissions apportées par le projet doivent être permanentes.

Par exemple, les réductions d’émission générées par la production d’énergie renouvelables sont permanentes, puisqu’elles ont évité des émissions qui auraient été produites par des centrales au charbon en leur absence et qui se seraient retrouvé ensuite pendant 100 ans dans l’atmosphère.
 
Inversement, dans le cas d’une plantation de forêt, le CO2 absorbé pendant la croissance des arbres peut être relâché dans l’atmosphère si la forêt brûle : les réductions correspondantes ne sont pas forcément permanentes.

Réductions quantifiables

Le calcul de la quantité de réductions apportées par un projet se fait en deux temps.

D’abord, on établit une situation de référence, qui correspond à la quantité d’émissions qui auraient été émises en l’absence du projet. Par exemple, si le projet consiste en une ferme éolienne qui produira de l’électricité remplaçant celle d’une centrale thermique au charbon, la situation de référence correspond aux émissions de CO2 qui auraient été émises par la centrale thermique en l’absence des éoliennes.

Ensuite, on mesure tous les ans la quantité d’électricité qui est effectivement produite par les éoliennes, et qui peut varier d’une année sur l’autre en fonction de la quantité de vent. Les réductions d’émissions produites par le projet correspondent à la quantité d’électricité qui a effectivement été produite cette année là. Pour des projets dont les sources d’économies de CO2 sont diffuses (par exemple la distribution à grande échelle d’ampoules basses consommation) et où on ne peut pas mesurer la durée d’utilisation de chaque ampoule, on utilise des valeurs moyennes forfaitaires.

Absence de fuites

On parle de fuites quand un projet génère, en dehors de son périmètre, la production d’émissions supplémentaires de CO2.

Par exemple, si un propriétaire à qui on a racheté des terres agricoles pour planter une forêt déménage pour aller défricher une zone forestière, la déforestation correspondante est une fuite.

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